PRESIDENTE METE/OIDUR: ‘Renforcer le Système de Protection Internationale: le Rôle du HCR, le Pacte Mondial et les Mécanismes Anti-Traite’

La protection des réfugiés en Afrique est basée sur la Convention de l’OUA de 1969, qui élargit la définition du réfugié pour inclure ceux qui fuient un conflit généralisé.

La protection des réfugiés en Afrique est basée sur la Convention de l’OUA de 1969, qui élargit la définition du réfugié pour inclure ceux qui fuient un conflit généralisé.

Le 17 décembre 2018, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté le Pacte mondial pour les réfugiés, après deux ans de consultations approfondies menées par le HCR et d’experts, auprès des États membres, des organisations internationales, des réfugiés, de la société civile et privé.

•Il repose sur quatre objectifs principaux:

•Alléger la pression sur les Pays d’accueil;

•Améliorer l’autosuffisance des réfugiés;

•Elargir l’accès aux solutions dans les Pays tiers et soutenir les conditions dans les Pays d’origine pour un retour en toute sécurité. Il vise à s’assurer que les communautés locales qui accueillent des réfugiés reçoivent le soutien nécessaire;

• Faciliter la réinstallation dans des Pays tiers et soutenir les conditions d’un retour volontaire et digne dans le Pays d’origine.

Les Pays d’accueil ne garantissent pas toujours un accueil adéquat, les parcours d’inclusion rencontrent des criticités structurelles et procédurale.

  • Quand il s’agit de retours volontaires, très souvent le Pays d’origine n’est pas coopératif;
  • Les CPR, je rapporte le cas de l’Italie, sont dans des conditions désastreuses, une action plus importante de contrôle et de surveillance est nécessaire;
  • Ainsi, comme certaines communautés qui accueillent les réfugiés.

Le trafic d’êtres humains reste l’une des formes les plus graves de criminalité en Afrique, avec une augmentation dramatique des cas enregistrés ces dernières années.

Selon le dernier Rapport mondial sur la traite des personnes 2024 publié en décembre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Afrique est aujourd’hui l’une des principales zones d’origine, de transit et de destination des victimes de la traite dans le monde.

La section du document consacrée à l’Afrique montre que les vulnérabilités structurelles, l’instabilité politique et l’impact croissant du changement climatique touchent de manière disproportionnée les plus fragiles: les enfants, les jeunes filles et les femmes.

La traite intra-africaine se développe sous deux formes principales, comme mentionné dans le Rapport de l’ONUDC:

  • D’une part, le recrutement de mineurs, en particulier de garçons, pour des travaux forcés dans l’agriculture, les mines et les marchés urbains;
  • D’autre part, le trafic de jeunes filles, souvent adolescentes, à des fins d’exploitation sexuelle et de mariages forcés.

Mon expérience personnelle d’avoir été impliquée dans l’accueil de la migration forcée le long des côtes siciliennes, j’ai accueilli des femmes victimes de l’esclavage procréateur. Un crime destiné à alimenter aussi les adoptions illégales internationales.

Il faut soutenir l’expansion des réseaux d’assistance juridique et le suivi de la société civile pour identifier les circuits de la traite et garantir que les victimes aient accès à la justice. En Sicile, nous avons une association présidée par Osas Egbon (elle-même victime de la traite), qui s’occupe de soutenir dans tous les lieux appropriés les femmes victimes de la traite, notamment africaines.

Nous réitérons notre appel à davantage d’initiatives de lutte contre la traite, en créant des plateformes multi-parties prenantes.

Sara Baresi (Directrice Générale e Présidente du Comité Scientifique de l’OIDUR), depuis plusieurs années elle s’occupe en Italie de la coordination des structures pour les demandeurs d’asile en Italie, avec un focus sur toutes les phases juridiques des pratiques de protection internationale.

La vulnérabilité est au cœur de tout ce que nous avons abordé dans cette intervention. Je cite un passage de mon dernier livre publié pour AD Astra Editore, intitulé: ‘Attaque contre la Vulnérabilité’.

‘Attaque contre la Vulnérabilité’ est beaucoup de choses à la fois: un journal de résistance, une carte pour s’orienter quand la peur fait nuit, une dénonciation limpide contre la violence des regards, des gestes et des mots, et enfin un geste politique au sens le plus élevé: remettre au centre valeur humaine.